Nous nous opposons fermement à la détention en retour et au rapatriement financé par le gouvernement, qui sépare les familles et prive les enfants de leur avenir !

Déclaration

Actuellement, le programme APFS permet aux familles d'immigrants sans papiers de rester ensemble au Japon sans être séparées.
Nous menons une campagne intitulée « En famille ! » afin d'encourager les familles à en profiter ensemble.
En mai dernier, les États-Unis ont mis en œuvre une politique de séparation des familles d'immigrants sans papiers, suscitant de vives critiques tant au niveau national qu'international.
Suite à cela, ils ont été contraints de revenir sur leur décision. Au Japon également, des familles (couples) d'immigrants sans papiers sont désormais séparées.
De plus, on constate une augmentation des détentions et des expulsions immédiates. Au cours des derniers mois, depuis août dernier, les membres de l'APFS ont été…
Cependant, on a dénombré quatre cas de nouvelle détention, dont trois ont été immédiatement rapatriés aux frais du gouvernement. Un nombre considérable en si peu de temps.
Le maintien des expulsions immédiates est inhabituel.

La détention est douloureuse non seulement pour les personnes concernées, mais aussi pour leurs familles. Le concept de « détention indéfinie » est problématique.
Au Japon, où des lois sont en place, les personnes concernées et leurs familles subissent un stress immense en raison de l'incertitude de l'avenir.
L’expulsion est effectuée sans en informer la famille, les amis ou les soutiens de la personne concernée, et même cette dernière n’en est pas consciente le jour de l’expulsion.
Ils ont été prévenus la veille et ont été emmenés du centre de détention à l'aéroport sans pouvoir dire au revoir à personne.
Ils sont renvoyés chez eux à l'insu de tous. Certaines personnes concernées ne sont pas retournées dans leur pays d'origine depuis plus de 20 ans.
Ne sachant que faire, je suis arrivée à l'aéroport et, avec le peu d'argent qu'il me restait, j'ai appelé en larmes ma famille au Japon.
Certains m'ont parlé. Même des élèves de primaire nés et élevés au Japon ont été expulsés, et ils ne parlent que le japonais.
L'avenir de l'enfant est incertain ; on ignore s'il pourra fréquenter une école locale.

Parmi les personnes rapatriées figuraient des conjoints japonais, laissant derrière eux des maris et des femmes japonais qui ont vécu une séparation brutale.
Je suis désemparée. Un mari japonais souffre d'une maladie chronique et pourrait s'effondrer à tout moment, alors sa femme
La situation est dangereuse si personne n'est à proximité.

Ainsi, une fois tous intégrés à la société japonaise et ayant fondé des familles, la possibilité de s'échapper ne se présenta pas.
De plus, la détention de ces personnes serait inhumaine d'un point de vue international, et l'est d'autant plus si leurs familles...
Expulser un couple marié et les séparer constitue une violation flagrante du droit international des droits de l'homme.

À l'APFS, nous pensons que de tels actes barbares sont monnaie courante au Japon et qu'ils se sont même accélérés ces derniers temps.
Je suis indigné par cela et je m'oppose fermement à la détention et à l'expulsion inutiles d'immigrants sans papiers aux frais du gouvernement.

26 octobre 2018

SOCIÉTÉ D'AMITIÉ DES PEUPLES ASIATIQUES (Organisation à but non lucratif)
Représentant : Mayumi Yoshida