La 12e audience dans l'affaire nationale d'indemnisation concernant M. Suraj est terminée.

L'équipe de la défense lors de la séance d'information

Le mercredi 23 octobre 2013, à 10 h, s'est tenue la 12e audience du procès national en indemnisation concernant le décès de M. Suraj. Dans la matinée, un cardiologue spécialiste des maladies cardiaques (tumeur kystique du nœud auriculo-ventriculaire, ci-après dénommée CTAVN), considérée comme la cause du décès de M. Suraj, a été interrogé. L'après-midi, le médecin ayant déterminé la cause du décès de M. Suraj a été interrogé, suivi de l'épouse de M. Suraj, la plaignante.

Cet épisode était centré sur l'interrogatoire du Dr Ikeda qui, après plus de deux ans, a définitivement déterminé que la cause du décès de Mme Suraj, initialement inconnue, était la CTAVN, une affection dont elle souffrait.

Dès le début de l'interrogatoire, le Dr Ikeda a affirmé avec une certitude absolue que la névralgie cervico-vaginale chronique (CTAVN) était la cause du décès. Il a déclaré que l'une des conditions pour conclure à une mort par asphyxie est l'absence d'autre cause de décès clairement identifiée, et que, puisqu'une autre cause de décès (CTAVN) existait dans ce cas précis, il ne s'agissait pas d'une mort par asphyxie. Or, des cas de personnes ayant vécu jusqu'à près de 90 ans avec une CTAVN ont été recensés. Aussi, lorsqu'on lui a demandé pourquoi il pouvait affirmer avec autant de certitude que la présence d'une CTAVN désignait la cause du décès dans ce cas précis, il a répondu : « Parce qu'il est mort », une affirmation totalement invraisemblable, même pour un observateur non spécialiste.
De plus, certaines remarques plutôt dures, telles que « Puisque CTAVN existe, il n'est pas nécessaire de considérer d'autres causes de décès » et « C'était son heure de mourir à ce moment-là », ont suscité des critiques de la part du public.
Ces déclarations du Dr Ikeda semblent avoir alimenté un sentiment de doute croissant parmi les spectateurs quant à la cause du décès de Suraj.

Lors de l'interrogatoire qui a suivi, l'épouse a exprimé clairement ce qu'elle souhaitait transmettre au juge, en disant notamment : « J'ai eu le sentiment que mon mari n'était pas traité comme un être humain (d'après le contenu de l'interrogatoire précédent mené par les agents de l'immigration) » et « J'espère être la dernière personne à endurer une telle souffrance. »
Lors de la séance de débriefing qui a suivi le procès, l'équipe de la défense a indiqué avoir largement réussi à obtenir les déclarations qu'elle espérait entendre pendant l'interrogatoire, et a fait part de son intention de poursuivre ses efforts en vue des plaidoiries finales.

Le prochain argument final estLundi 3 février 2014, 15h00, salle d'audience 705 (la salle d'audience est susceptible d'être modifiée)Il se tiendra à [lieu].
Veuillez inviter vos amis et votre famille à venir assister aux plaidoiries finales.