La 11e audience dans l'affaire Suraj concernant l'indemnisation de l'État a eu lieu

Une séance de débriefing après le procès

La 11e audience du procès en indemnisation de l'État dans l'affaire Suraj s'est tenue de 10h à 17h le vendredi 13 septembre 2013. Cette fois, les agents du Bureau de l'immigration qui ont accompagné l'expulsion ont été interrogés. Vers 9h15, les files d'attente pour obtenir des places de spectateur étaient déjà ouvertes. La capacité des places étant dépassée, les spectateurs ont été tirés au sort.

Lors de l'interrogatoire des cinq agents de l'immigration, la défense a souligné les incohérences entre les déclarations de chacun immédiatement après l'incident et leurs affirmations actuelles. Peut-être parce qu'ils étaient conscients de l'asphyxie positionnelle que nous alléguions, les agents de l'immigration ont semblé très prudents dans leurs témoignages concernant le fait de se pencher en avant (parjure ?).

Ce que j’ai également ressenti à travers les réponses de tout le personnel, c’est qu’au moment de l’incident, il n’y a eu absolument aucune considération pour M. Suraj, la personne expulsée.
« C'était la deuxième déportation (la première avait échoué), donc nous ne voulions pas échouer », a déclaré un responsable (peut-être que le succès de la déportation était la priorité absolue, les vies venant en second ?).
Un responsable a déclaré : « Nous avons pensé qu'il fallait être prudents, car il y avait déjà eu des incidents où des Africains étaient devenus violents lors de déportations. » (C'est peut-être ce préjugé contre les Africains qui a conduit aux mauvais traitements infligés à Suraj et à sa mort.)
« Nous n'avons pas pu vérifier le pouls de Suraj lorsqu'il est devenu insensible, mais nous pensions qu'il agissait, nous n'avons donc pris aucune mesure d'urgence à bord », a déclaré un responsable (il n'y avait aucun moyen pour lui d'arrêter son pouls s'il agissait).
On peut dire que toutes ces inconsidérations ont conduit à la mort de Suraj.

La réalité des expulsions révélée cette fois-ci ne se limite pas à l'expulsion forcée de Suraj, mais se retrouve également dans d'autres cas. Si la mort de Suraj n'est pas utilisée comme une opportunité pour changer la réalité des expulsions, nous raterons l'occasion de reconsidérer les pratiques d'expulsion inhumaines actuelles. J'ai estimé que cette action en justice pour obtenir une indemnisation de l'État est extrêmement significative à cet égard.

La prochaine audience aura lieu le mercredi 23 octobre 2013.Le médecin qui a examiné le cœur de Suraj et d'autres personnes sont interrogés.La prochaine séance débutera également à 10h et les billets seront distribués.Tout changement d'horaire sera publié sur le site web de l'APFS. Merci de votre participation à la prochaine réunion.