Déclaration
Actuellement, l’APFS permet aux familles sans papiers de rester ensemble au Japon sans être séparées.
Nous menons la campagne « Famille ensemble ! » pour encourager cela.
En mai de cette année, les États-Unis ont mis en œuvre une politique visant à séparer les immigrants sans papiers de leurs parents et de leurs enfants, suscitant de vives critiques tant aux États-Unis qu’à l’étranger.
Au Japon aussi, on constate aujourd’hui des cas de familles (couples) séparées qui séjournent illégalement dans le pays.
Le nombre de membres de l’APFS qui ont été réincarcérés ou immédiatement expulsés est en augmentation.
Il y a eu cependant quatre cas de réincarcération, et trois d’entre eux ont été immédiatement expulsés aux frais du gouvernement.
Il est inhabituel qu’il y ait une telle série d’expulsions immédiates.
La détention est douloureuse non seulement pour les détenus eux-mêmes mais aussi pour leurs familles.
Au Japon, où la loi est en vigueur, les victimes et leurs familles sont soumises à un stress important en raison de l’incertitude de l’avenir.
L’expulsion sera annoncée sans préavis à la famille, aux amis ou aux sympathisants des déportés, et même les déportés eux-mêmes ne seront pas informés le jour de l’expulsion.
Dans la plupart des cas, le centre de détention prévient les détenus la veille et les emmène à l'aéroport sans qu'ils aient la possibilité de dire au revoir à qui que ce soit.
Ils seront renvoyés sans que personne ne le sache. Certaines des personnes concernées ne sont pas retournées dans leur pays d'origine depuis plus de vingt ans.
À l'aéroport où je suis arrivé, j'ai pleuré et j'ai appelé ma famille au Japon avec le peu d'argent que j'avais.
Certains se sont exprimés. Même des élèves d'école primaire nés et élevés au Japon ont été expulsés et ne parlent plus que japonais.
Il n’existe aucun moyen de prédire si l’enfant pourra fréquenter une école locale à l’avenir.
Parmi les personnes rapatriées se trouvaient des conjoints japonais, et les maris et femmes japonais restés derrière se sont retrouvés soudainement séparés.
Un mari japonais souffre d’une maladie chronique et ne sait pas quoi faire.
C'est une situation dangereuse si vous n'êtes pas à proximité.
Ainsi, ces hommes et ces femmes, tous intégrés dans la société japonaise et ayant fondé une famille, risquaient de fuir.
Détenir de telles personnes est considéré comme inhumain, même selon les normes internationales, sans parler de la sécurité de leurs familles et de leurs proches.
Les expulsions qui séparent des couples constituent une violation flagrante du droit international des droits de l’homme.
Chez APFS, nous sommes conscients que de tels actes barbares sont monnaie courante au Japon et se sont récemment accélérés.
Nous sommes indignés par cette situation et nous nous opposons fermement à la détention et à l’expulsion inutiles d’immigrants sans papiers aux frais du gouvernement.
26 octobre 2018
Organisation à but non lucratif ASIAN PEOPLE'S FRIENDSHIP SOCIETY
Représentant : Mayumi Yoshida
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