
Depuis le lancement de l'« Action des 100 jours », le 1er février 2009, l'APFS demande au ministre de la Justice d'autoriser 22 familles en situation irrégulière au Japon à y rester. Ces familles ont déjà reçu un arrêté d'expulsion, mais elles ont des raisons sérieuses de ne pas pouvoir retourner au Japon : elles y ont construit leur vie et leurs enfants y sont nés et y ont été scolarisés.
Entre juillet et septembre 2009, une série d'incidents se sont produits au cours desquels des pères de familles qui étaient devant les tribunaux pour demander l'annulation d'ordres d'expulsion ou qui avaient demandé le statut de réfugié se sont vu refuser le renouvellement de leur libération provisoire et ont été par la suite de nouveau détenus.
Afin d'éviter que la situation ne s'aggrave, nous avons soumis une demande au ministère de la Justice et au Bureau de l'immigration de Tokyo le 22 décembre 2009. La demande comportait deux points principaux.
1) Nous souhaiterions qu'une autorisation spéciale de séjour soit accordée aux « parents qui s'occupent et élèvent des enfants âgés de 10 ans ou plus qui sont élèves du primaire ou du secondaire », ce qui est cité comme un facteur positif dans les « Lignes directrices pour l'autorisation spéciale de séjour » (révisées par le Bureau de l'immigration en juillet 2009).
2) Nous demandons que le père, qui a été détenu entre juillet et septembre, bénéficie d'une libération provisoire dès que possible et retourne auprès de sa famille.
Lors de la manifestation devant le bureau de l'immigration, de nombreux enfants, en larmes, envoyaient des messages à leurs pères détenus. Ces derniers demandent d'urgence une libération temporaire.
Le 24 décembre 2009, une excellente nouvelle est arrivée. Parmi les 22 familles, une famille chinoise a obtenu une autorisation spéciale de séjour au Japon. Depuis, des familles iraniennes et philippines ont également obtenu cette autorisation, et au 28 février, cinq familles l'avaient obtenue (cependant, l'une des 22 familles a déjà été expulsée aux frais du gouvernement).
Il ne reste que peu de temps pour les 16 familles restantes. C'est un moment crucial pour savoir si leur demande de résidence sera acceptée. Nous nous unirons une fois de plus pour les aider. Nous comptons sur votre coopération et votre soutien continus.
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